La Préhistoire
De l’outillage paléolithique et néolithique a été découvert sur le territoire de Savonnières, notamment dans la Grotte du Clos de la Cure, cavité naturelle située au-dessus de l’actuelle église.
Ainsi, nous savons qu’il y a 200 000 ans, des peuples nomades stationnaient régulièrement sur le plateau de la commune.
Les Gaulois
Au 3ème siècle av. J.-C., le peuple celte des Turons vint occuper la région. La Grotte du Clos de la Cure servait encore une fois de refuge, spécialement au cours des périodes agitées.
Après la défaite de Vercingétorix en 52 av. J.-C., les Turons durent se soumettre à la puissance de Rome.
L’Epoque Gallo-Romaine
Au début du 1er siècle de notre ère, les Romains fondèrent la ville de Caesarodunum (Tours) et construisirent la voie qui menait jusqu’à Caino (Chinon) en passant par les rives du Cher. En raison de sa situation idéale le long de cette voie, la présence d’un ruisseau tombant d’une falaise et la main d’œuvre fournie par les deux villages d’origine, le site de Savonnières fut choisi pour la construction d’un moulin à savon. D’où le nom de Saponaria. Il reste de cette époque un vase funéraire en terre cuite ainsi qu’un cimetière gallo-romain du 3ème siècle dans les Grottes Pétrifiantes.
Les Francs
En réunissant les deux villages d’origine au 6ème siècle, les Francs créèrent la cité de Saponaria qu’ils placèrent sous la seule autorité de l’évêque de Tours. Une église fut alors consacrée avec les reliques des Saints jumeaux Gervais et Protais. Grâce au développement du commerce fluvial, le bourg fut prospère jusqu’au milieu du 9ème siècle.
L’importance de la petite cité justifia alors l’émission de deniers d’argent frappés par l’évêque Raimbert au nom de "Saponaria" avec au revers deux têtes affrontées représentant Saint Gervais et Saint Protais.
Les Invasions Normandes
A la fin de l’année 853, des troupes normandes remontèrent le Cher en brûlant tout sur leur passage, y compris les maisons et l’église de Saponaria. La dernière incursion eut lieu en 903 avec son cortège d’incendies et de pillages. Néanmoins, les soldats normands restés sur place firent profiter la batellerie de leurs connaissances en améliorant les bateaux régionaux grâce à leurs techniques de construction et de voilure.
Le Moyen Age
Un château fort fut construit à Savonnières vers 1150 par l’un des premiers seigneurs connus.
En 1138, l’archevêque Hugues II concéda l’église de Savonnières à l’abbaye Toussaint d’Angers. Puis fut créé un prieuré-cure avec des moines de l’ordre de Saint Augustin. La châtellenie fut ensuite rattachée à la baronnie d’Artannes de 1189 jusqu’à la Révolution. Au cours de cette période, elle possédait une cour de justice et était le siège d’un notaire royal. Savonnières cessa d’être la résidence principale des seigneurs au 13ème siècle.
L’Ancien Régime
Entre le 15ème et le 18ème siècle, la châtellenie de Savonnières passa entre de nombreuses mains. Ainsi, Jean des Aubus céda le territoire en même temps que celui de Colombier (l’actuel Villandry) à Jean le Breton de Villandry le 4 mars 1532. A partir de cette date, les seigneurs de Savonnières furent les mêmes que ceux de Villandry.
Le péage du sel de Savonnières gagna en importance avec la construction d’un barrage à Villandry en 1782 étant donné que les quelques ports situés en aval durent être abandonnés par manque d’eau. Les deux chantiers de bateaux, également présents à cette époque, attestent aussi du rôle que jouait Savonnières en matière de commerce fluvial.
La Révolution
Comme dans bien d’autres communes, les habitants de Savonnières rédigèrent eux aussi leur cahier de doléances en mars 1789. Un peu plus tard, en 1790, fut créé le département d’Indre et Loire avec 7 districts et 35 cantons, Savonnières faisant partie du district de Tours. En 1794, le prieur-curé ainsi que le vicaire de Savonnières furent arrêtés et mis en prison, les cloches de l’église descendues et fondues. Les années qui suivirent virent la transformation du prieuré-cure en auberge.
Les Temps Modernes
Au 19ème siècle, le trafic fluvial sur le Cher était toujours très important. Chaque année, 2 000 bateaux se croisaient au port de Savonnières riche de huit auberges pour accueillir les mariniers en attente de franchir la passe marinière.
Le 19ème siècle vit aussi la création d’une école de garçons en 1838, d’une école de filles en 1872 ainsi que la construction d’un premier pont suspendu sur le Cher, de la ligne de chemin de fer et de la gare en 1852. Toutefois, deux grandes crues eurent raison du pont seulement quatre ans plus tard. Le deuxième pont suspendu fut détruit par les Allemands en 1871 et remplacé par un pont métallique construit par l’entreprise Eiffel.
Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, ce pont fut détruit par les troupes françaises pour couvrir leur retraite, puis réparé. Oublié par les Allemands en 1944, il permit le ravitaillement de la ville de Tours complètement isolée par ailleurs.
Le pont actuel en béton précontraint date de 1972.
LA BIENNALE DE PEINTURE
Tous les deux ans depuis 1992, la première semaine de mai, la mairie de Savonnières organise une vaste exposition de peinture et sculpture à la Serre-Auberge de la Tuilerie. C’est un lieu d’échange entre un invité d’honneur, un jury, les artistes, les enfants des écoles et les visiteurs toujours plus nombreux. Tous les styles sont représentés parmi les 150 exposants : œuvres abstraites, surréalistes, impressionnistes qui côtoient les natures mortes et les paysages académiques les plus réalistes.
LES BATELIERS DU CHER :
Une association qui cultive la mémoire de la Batellerie du Cher et de la Loire, grâce à la construction de bateaux dans la tradition des toues et gabares d’autrefois. www.bateliers-du-cher.net
LES GROTTES PÉTRIFIANTES :
Des paysages insoupçonnés avec d’étincelantes concrétions, des draperies, des stalactites, un lac souterrain, des cascades pétrifiantes et une originale reconstitution de la faune préhistorique www.grottes-savonnieres.com
L’ÉGLISE :
L’église est classée, dans
son intégralité, monument historique, depuis 1973.
La première citation de l’église, sous le vocable de Saint Gervais et Saint Protais, est portée sur des deniers d’argent frappés à Savonnières vers l’an 750 par Raimbert, évêque de Tours et propriétaire du domaine. Cette première église en bois a probablement été victime des incursions normandes des 9ème et 10ème siècles. Elle fut érigée sous la grotte qui servait autrefois de refuge aux habitants.
Au début du 12ème siècle, l’église fut reconstruite en tuffeau du pays. En 1138, l’archevêque Hugues II la concéda à l’abbaye Toussaint d’Angers.
Le collatéral et la porte nord furent bâtis après 1140. Caractéristique des porches de style saintongeais, cette dernière montre trois archivoltes sculptées d’entrelacs, de feuillages, d’animaux fantastiques et de démons. Les voûtes dominicales dites angevines datent du dernier quart du 12ème siècle.
Après avoir été sauvée de la vente par les habitants, l’église fut réparée et agrandie à partir de 1812. En 1862 furent ajoutées les deux travées sud. A la même époque, le sol fut abaissé à son niveau primitif, les voûtes ragrégées et les grands chapiteaux sculptés.
La fin du 19ème siècle vit la construction de deux absidioles et d’une troisième travée sud ainsi que l’adjonction de colonnes. Un nouvel autel fut également installé.
L’autel actuel en cèdre du pays est l’œuvre du sculpteur Sergeff, élève de Rodin. C’est un menuisier saponarien, Pierre Caillard, qui assura l’assemblage en 1968.
Si l’église de Savonnières se distingue avant tout par son magnifique porche sculpté, son intérieur mérite également le détour. On peut y admirer des vitraux datant du 19ème siècle qui relatent le martyr de Saint Gervais et Saint Protais, ainsi qu’une rosace de la même époque représentant Saint Louis en croisade.
Par ailleurs, la bâtiment renferme une statue en bois polychrome représentant Saint Roch, patron des mariniers du Cher, datant du 16ème siècle, ainsi qu’un tableau en bois peint figurant le Christ bénissant, également du 16ème siècle. Les deux œuvres ont été classées en 1913.
L’actuel presbytère fut, à l’origine, le prieuré-cure créé au 12ème siècle par l’abbaye Toussaint d’Angers et initialement occupé par des moines de l’ordre de Saint Augustin. Agrandi aux 15ème et 16ème siècles, le bâtiment fut saisi comme bien national en 1790 pour se transformer en auberge jusqu’en 1842.
LA MAISON DU PASSEUR :
Ancienne Cour de Justice de la Châtellenie de Savonnières
En 1680, cette maison appartenait à Balthazar Thabuteau, prieur de Sainte-Anne de La Riche.
Comme la salle de son château menaçait ruine, Balthazar le Breton, seigneur de Savonnières, l’acheta en 1615 afin d’y installer la Cour de Justice de la Châtellenie ainsi qu’un hôtel.
La Cour de Justice fut dissoute en 1790, le service du bac arrêté au milieu du 19ème siècle avec la construction du premier pont de Savonnières, mais la Maison du Passeur resta encore un café jusque dans les premières années du 20ème siècle.
LA MAISON DE L’IF :
Ancienne école de filles de Savonnières
En 1870, à la mort de sa dernière propriétaire, la maison fut léguée à la ville de Savonnières à condition d’y installer, dans les six mois, deux sœurs de la Bretèche de Tours pour instruire les jeunes filles de Savonnières. L’ouverture de cette école fut toutefois retardée en raison de l’occupation de la commune par les troupes allemandes en décembre 1870 et d’un différend avec les trente héritiers. Ainsi, l’école ne put être inaugurée qu’en 1872 pour fermer ses portes à la suite de la loi de 1904 interdisant l’enseignement par les congrégations.
La commune dut alors rendre la Maison de l’If aux héritiers, les conditions du testament n’étant plus remplies.
Abandonnée pendant quelque temps, la belle bâtisse fut successivement rachetée par les docteurs Serre et Loyau, puis transformée en restaurant, "la Maison Tourangelle", à la fin de l’année 2004.
LA LAITERIE COOPERATIVE :
La Société Coopérative de Laiterie acheta le site des Fours à chaux de Savonnières en 1906. Cette maison était encore un café dans les premières années du vingtième siècle.
LES FOURS A CHAUX :
Construit en 1842 par Pierre Jérôme, le four était en tronc de pyramide à base carrée d’environ 4,50 m X 4,50 m d’une hauteur d’environ 6 m.
La matière première était tirée de carrières, situées à quelques centaines de mètres au sud sur le plateau, et amenée au four par des charrettes. En 1851, le site passa à Pierre René Noël Guitard, négociant à Portillon près de Tours et propriétaire des fours à chaux de Portillon.
Un deuxième four fut construit peu après. Les mêmes propriétaires gardèrent les fours jusqu’en 1906, année où le site fut vendu à la société coopérative de laiterie.
La maison était encore un café dans les premières années du vingtième siècle. Depuis, les 2 cuves furent comblées, les embrasures murées, les plates-formes recouvertes d’une dalle en béton formant une terrasse.
LA MAIRIE :
Une ordonnance du roi Louis Philippe, datée du 17 septembre 1838, autorisa la commune à acheter une maison pour en faire une mairie et une école de garçons.
Cette ancienne closerie était considérée comme la plus belle maison de Savonnières.
Suite aux inondations des 13 mai et 4 juin 1856, il fallut rehausser le sol de 1.90 m. D’autres travaux de transformation et de surélévation furent exécutés en 1906 et 1907. La cheminée monumentale de la salle des délibérations, datant de 1908, est une œuvre du sculpteur tourangeau Régidus.
LE PLESSIS :
Au sud-est du bourg, un peu à l’écart de la route de Ballan, est situé le Plessis, un important groupe de constructions entourant une cour fermée. Le bâtiment le plus ancien prend place sur le côté oriental de la cour. Il paraît dater du XVIème siècle.
Cette gentilhommière a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1948.
LE CHÂTEAU DES TOUCHES :
Aux confins orientaux de la commune, entouré d’un vaste parc boisé, le Château des Touches domine la vallée. C’était à l’origine une construction à un seul niveau du début du XVIIème siecle. Au siècle dernier, le parc de 40 ha fut remodelé par le paysagiste Eugène Bühler (qui dessinera plus tard, à Tours, les jardins des Prébendes d’Oé).
L’ancien propriétaire du château, Alfred Mame, avait la passion des fleurs et fit construire une grande serre chaude où il entretenait une remarquable collection de plantes tropicales, léguée par la suite aux serres du jardin botanique de Tours.
LA CARMERIE :
Ce manoir du XVIIème siècle, situé route de l’Audeverdière, fut la propriété du couvent des Carmes à Tours. Son ancienne chapelle a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1962.
LE PRIEURE DES GRANGES :
"Le Prieuré des Granges" regroupe plusieurs édifices bien restaurés et entourés d’arbres. Situés rue des Fontaines, ils datent des XIXème et peut-être XVIIIème siècles.
LE PETIT MOULIN
ou MOULIN DES FONTAINES : Cet ancien moulin à eau est implanté au début de la rue du Paradis. Il se visite tous les après-midi (sauf lundi) pendant la saison touristique, hors saison à la demande. Les bâtiments actuels datent des XIVème, XVème et XVIème siècles. Si l’ancienne roue à godets a disparu, les mécanismes en fonte ainsi que les meules sont encore en place.
Pour en savoir plus sur l’histoire et le patrimoine de Savonnières, rendez-vous sur le site : www.labruyere-fr.com
La Salle Omnisports
Le Stade des Fontaines
Le Tennis des Fontaines
Le Stade du Bray
Le Skate Park du Bray
Le Tennis du Bray
Le Boulodrome du Bray
La Salle des Fêtes
La Bibliothèque Ouverte au public :
le mardi de 15h30 à 18h00
le mercredi de 10h00 à 12h00 et de 14h30 à 18h00
le samedi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00 tél : 02.47.43.53.72
Gare SNCF de Savonnières :
Consulter les horaires, réserver vos billets sur : www.ter-sncf.com/centre
Autocars Touraine Fil Vert : ligne Vallères-Tours (Ligne V)
Retrouver :
- les horaires de la ligne V au 02.47.05.30.49
- les tarifs et abonnements au 02.47.31.14.00
ou sur le site internet : www.touraine-filvert.com